Eternel Questionnement

Je me souviens du temps ou internet en était encore à l’ère du modem et du bas débit, j’écrivais plein de trucs sur des bouts de papier. J’avais une quinzaine d’années et je squattais au studio de ma ville ou chez Kenny (Textazy/HC Crew) qui donnait des cours d’écriture à la MJC !

Toute une époque ! 😀

Prise de tête

Un jour, mécontent de ce que j’avais écris, Kenny, à qui j’avais apporté quelques-uns de mes écrits m’avait  dit : « Si tu n’aimes pas ce que tu as fait, c’est peut-être que ce n’est pas si mal que ça !« 

15 ans après cette phrase résonne toujours dans ma tête. Je me revois encore jeter mes feuilles sur le canapé l’air désahbusé. Déjà à l’époque je n’arrivais pas à assumer ce que je créais.

Très critique à l’égard de ce que je fais, je ne me satisfait que très très rarement des images que je réalise. Bien sur, j’essaye de faire mon mieux, mais il me faut prendre beaucoup beaucoup de recul pour me dire, « ok, cette photo à en effet quelque chose, elle fonctionne« .

et c’est un éternel questionnement…

Depuis, les années sont passées, j’écris moins et fait beaucoup plus de photos. Et je retrouve le même sentiment avec la photographie que ce que je ressentais il y a 15 ans avec l’écriture. Comme un manque de légitimité infondée.

Assumer pleinement son travail et le revendiquer lorsqu’on pratique une activité artistique est me semble-t-il l’une des problématiques les plus difficiles à gérer. En tout cas me concernant.

Alors même que je sais le soutien que me porte ma galeriste (Big up Judith 🙂 ) j’ai au fond de moi le sentiment (totalement injustifié) que tant que je n’aurais pas remporté un prix aussi symbolique soit-il, je ne ferais pas de bonnes images.

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