7 Comments

  1. Je suis bien d’accord avec toi !
    Petit à petit de mon coté, je me suis réorienté vers de la musique (sans chanteur), genre Trip Hop et autre (Big Beat, Jungle …).
    Je reviens souvent au rap, mais si 2 bons albums sortent par an on peu déjà être très content.

    Mais le phénomène est aussi présent en musique.
    Les compos les plus simple, sont souvent les plus populaires. Il suffit de prendre un Getta qui cartonne, et un Moby qui travail énormément ses sons (même ses samples), et ça marche beaucoup moins bien.
    Son dernier album (Destroyed) et excellent, au passage.
    Des mecs comme DJ Shadow, DJ Premier … Ne sont connus que par certains initiés. Par contre on sort un DJ Abdel, et hop, un petit disque de platine direct …

    Je pense que la paresse des année 90-00 et la démocratisation de la société de consommation ont créé ce phénomène.

    Les gens ne cherchent plus la qualité, mais la détente.
    Qui écoute encore du Jazz ou du classique de nos jours ? Et pourtant c’est l’essence même de la musique. Mais ça demande un certain effort, une certaine oreille …

    Aujourd’hui c’est : « Vite consommer, vite jeter ».

    Je pense, et j’espère, qu’un jour prochain, une nouvelle vague protestataire (c’est l’élément déclencheur) fera son apparition et verra naître un nouveau style de musique inédite qui en mettra plein les oreilles de nos enfants. Qu’ils puissent vivre ce que nous avons vécus avec le rap, et ce que nos parents ont vécus avec le rock.

  2. Entièrement d’accord avec toi!
    Les gens ne cherchent plus forcément une musicalité, mais un non effort. C’est alors que la musique n’est plus culture mais produit de masse. C’est vrai que l’exemple de David Guetta est flagrant!
    Mais de qui entre l’auditeur et les artistes a pondu le premier l’œuf? Est-ce parce que les auditeurs veulent de la simplicité que l’artiste leur en donne ou l’auditeur doit-il se cantonner à avaler de la soupe sans rien dire au prétexte que les musicien sont des artistes?

  3. Concrètement, je pense que tout le monde est un peu responsable de ça.
    Je vois autour de moi, pour reprendre l’exemple de Guetta, des gens dire « Oui c’est vrai, c’est commercial, c’est simpliste, c’est pas terrible, je n’écouterais pas ça en boucle … Mais quand ça passe en boite, à la radio, ou autre, j’adore ! ».

    Je pense que c’est plus lié à la « consommation » de la musique. Les gens écoute de moins en moins de musique de manière « sérieuse ».
    On regarde des show à la TV, on écoute du son en boite, on fait vibrer les basses de notre 106, les clips sont de plus en plus commerciaux (à grand renfort d’effets spéciaux, de placement pub …).
    Et du coup, les gens achètent plus ce qui marche et qui est commercial.
    Donc, on produit du son qui va se vendre.

    En même temps ce phénomène est très ancien, mais avec l’arrivé du mp3, ça s’est démocratisé. On n’achète plus les albums, mais de simple mp3 sur iTunes.
    Il suffit de voir le nombre de mauvaise track dans un album. Faire un album ressemble plus à du remplissage qu’à une histoire aujourd’hui.

    Enfin, heureusement certains artistes ne se laissent pas emboucaner dans la facilité.

  4. « Qui écoute encore du Jazz ou du classique de nos jours ? » Heuu, moi ! 😉

    Je suis assez d’accord avec ton billet et vos commentaires, et à cela s’ajoutent aussi je crois,la notion d’époque et d’éducation.

    Je ne sais pas de quelle génération vous êtes, en ce qui me concerne, j’ai eu la chance de découvrir la musique dans les années 80, époque où le meilleur cotoyait (encore) le pire. La funk sur Nrj à l’époque, les prémices de l’acid-jazz, et de la musique éléctronique (déja bien évoluée à l’époque), les géants de la soul-music, pas nécessairement avec leurs meilleurs albums, mais quand même, etc…
    Et si la démocratisation des boites à rythmes et synthés a transformé pour beaucoup les années 80 en sketch, ça n’empèchait pas de découvrir « Nothing like the sun » de Sting, « Graceland » de Paul Simon ou « So » de Peter Gabriel par exemple.

    Dans les années 90, sur Mtv ou M6, on pouvait entendre Haddaway ou Ace of Base, et en même temps Me’shell Ndegeocello, Incognito et D’Angelo.
    La période n’était donc pas complétement pourrie et encore créative, bien que les ventes ont dû être plus explosive pour les premiers que pour les trois autres.

    Ensuite, je pense que l’éducation à un rôle à jouer ici aussi, d’autant qu’écouter de la musique aujourd’hui est presque une démarche politique.
    J’ai eu la chance d’avoir des gens qui m’ont fait découvrir Sting, Grace Jones, les Neville Brothers, Maze entre autres, et cela m’a fortement influencé dans mes choix, puisque j’ai compris que le meilleur n’était pas nécessairement voir quasiment pas en radio, à moins d’écouter Nova, Génération (fin 90), Paris Jazz et Fip par exemple, ce qui m’a aussi amené à m’intéresser au Jazz et au classique.
    Aussi, je pense qu’il est important d’avoir dans son entourage quelqu’un qui va vous dire: « Tiens, écoutes ça, dis-moi ce que tu en penses. »
    C’est ce que je m’emploie à faire avec mes enfants.
    C’est une chance, et tout le monde ne l’a pas malheureusement.

  5. Très joli commentaire Hicham !

    Moi aussi j’écoute du classique (ça surprend souvent beaucoup de monde …), un peu de jazz, beaucoup de soul/funk des années 60-70.
    Je n’étais pas un grand fan des musiques des années 80 (de ma génération). Ma grande soeur me faisait écouté beaucoup de rap, et j’adorais ça !
    J’ai découvert les NTM à l’époque de leur tout premier morceau « suprême NTM ». Les premiers pas d’IAM. Aux Etats-Unis De La Soul me plaisait énormément, des groupe comme Public Ennemis sortaient des sons de fou !

    Puis, dans les années 90, j’écoutais moins de rap, j’ai vite dérivé sur la scène underground anglaise, avec le Big Beat, la Jungle / Drum’n’Bass, la Trip-Hop …
    Leur son électro sur des beats samplés tout droit sortis du monde Hip Hop m’ont réellement inspirés.
    Au niveau des radio, Radio Nova m’a fait découvrir énormément de sons. Cut Killer, faisait chauffer les platines en live, et nous on kiffait en cherchant partout cette saleté de cassette vierge !
    =)

    Donc, oui, Hicham, nous sommes de la même génération.
    Nous faisons partis des trentenaires qui essayent tant bien que mal, de soigner les oreilles de leurs enfants. Mon grand de 7 ans aime beaucoup Bobby Womack et son « What is it ».
    ^^

  6. Déjà un connaisseur à 7 ans, ca promet pour la suite !

    J’ai l’impression qu’on est chanceux d’avoir vécu ces périodes, parce qu’il y avait un pont entre le passé et le future et Nova a joué un rôle très important dans ce sens: on pouvait entendre parliament, Monk,Moloko, Curtis Mayfield et Stanley Clarke dans la même demi-heure, avec une rétrospective de la musique de Bernard Hermann dans la demi-heure suivante: ça n’existe plus aujourd’hui !

    Merci pour ton avis ! 🙂

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