Le Vinyle du Week-End #22

Pas facile facile de choisir un disque aujourd’hui. Puis finalement, je me suis dis qu’un petit flashback en 1974 ne serait pas une si mauvaise idée que ça.
Ce week-end j’ai choisi un disque à l’image de ce qui se faisait au milieu des années 70′ aux états unis et cette époque de groupes vocaux masculin.

L’album en question s’appelle Mighty Love, nous sommes en 1974 chez Atlantic et vous écoutez The Spinners

4ème album studio du groupe créé en 1954 sous le nom de The Domingoes à Détroit (les acolites se sont rencontrés sur les bancs de l’école) puis devenu The Spinners en 1961, Mighty Love obtiens un succès significatif et se place numéro 1 des charts R’n’B de l’époque aux états unis. Mais tout n’a pas toujours été simple pour ce groupe de soul aujourd’hui reconnu.

En effet, depuis 1954, Les Spinners se sont fait un nom aux états unis et ont un succès que nous pourrions qualifié d’estime, mais n’ont pas encore toucher le top 5 des charts américain alors que leurs performances musicales sont pourtant bien présentes.

Après un long silence de 4 ans en partie pour des raisons internes au groupe, les Spinners reviennent sur le devant de la scène en 1970 avec une chanson du nom de It’s a shame, chanson composée par Stevie Wonder. Cela ne suffira pas à les relancer, il faudra attendre deux ans supplémentaires.
C’est en 1972 lorsqu’ils quittent la Motown pour Atlantic et que Phillipé Wynne les rejoint que tout s’accélère. C’est véritablement la face B de leur premier single dans cette nouvelle maison de disque How Could I Let You Get Away qui va les révéler au grand public et mettre la machine en marche.

Quant arrive Mighty Love en 1974, voilà maintenant 2 années que The Spinners sont en place. Composé de 8 tracks cet album connait alors un joli succès avec 3 hits qui sont I’m Coming Home, Love Don’t Love Nobody (aussi reprise par Ken Boothe entre autre) et bien sur Mighty Love. Trois chansons magnifiques. J’ai une petite préférence personnelle pour Love Don’t Love Nobody, mais trois superbes chansons.

Un album de soul équilibré, reflétant parfaitement la tendance de l’époque mais sans tomber dans la soupe que certain groupes vocaux ont pu faire. Rempli de sample, Mighty Love n’est pas forcément très cher et semble se trouver assez facilement (j’ai du le trouver chez Groove Store celui-là). Un bon petit disque qu’il fait bon de sortir aussi bien pour l’écouter que pour y piocher quelques idées.

Et comme toutes performances méritent reconnaissance, (près de 25 albums studio et compilations à leur actif…),  The Spinners remporte en 1999 sa place dans le Vocal Group Hall of Fame.

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