Les artistes se digitalisent !

Que se soit dans le son, la vidéo, le dessein, les arts plastiques, la photo etc… il est aujourd’hui devenu commun pour un artiste de publier sur le web ses créations avec le désir plus ou moins affiché de se faire connaître…

Si certains le font avec brio connaissant les rouages du web et les pièges à éviter, beaucoup espèrent encore sortir du lot en créant un myspace…

Il est clair qu’avec les exemples de talents dénichés sur le Web comme Matrach pour ne citer que lui, la tentation est grande de s’afficher pour un coût relativement faible.
Seulement voilà, savoir dessiner ne veut pas forcément dire savoir mettre en avant de manière avantageuse ses desseins sur la toile ou savoir créer une communauté autour de son centre d’intérêt…

Alors entre création artistique et visibilité sur le web, y a-t-il forcément une synergie possible ?


On serait tenté de dire que oui ! Tout est question de mesure…
Soyons clair, les artistes issus du web et qui bénéficient d’un réel engouement ne sont pas aussi nombreux (bien que leur nombre croit régulièrement) au regard du nombre de ceux qui tentent leur chance.

Tient donc, la chance, justement, en voilà un mot qui joue un rôle dans l’émergence de talents. Bien-sur, ce n’est pas le seul facteur, le talent en joue un bien plus important, mais si tous les artistes sortant du web faisaient tous de magnifiques chansons, ça se saurait…

Il y a me semble t-il deux facteurs primordiaux : La stratégie de visibilité (quelles plateformes, quels réseaux, comment les met-on en relations, comment les optimiser etc…) et le choix de la mise en scène de ses œuvres (présente-ton uniquement les œuvres, se présente-t-on avec, prendre ou pas un pseudo etc…)

Prenons l’exemple des dernières années : Myspace.

Myspace faisait parti des tous premiers réseaux sociaux. Tourné au départ vers l’univers musical, l’idée était de publier ses créations ou ses chansons préférées via un petit lecteur et de se constituer un réseau d’amis permettant de faire découvrir à d’autre son univers. Chaque « connexion » entre « amis » permettant d’amener plus d’amis sur sa page. Puis de plus en plus de monde se sont mis à créer des pages Myspace en en détournant l’usage premier. On créé alors une page Myspace pour dire que l’on y est, voir pour faire des rencontres, mais le tissus même de ce pourquoi Myspace avait été imaginé avait changé.
Par ailleurs, la navigation, le design, l’interaction n’ont pas évolués avec le temps. Sans parler des spam et autres messages polluant qui desservent aujourd’hui un jeune artiste qui souhaiterais se faire connaître via Myspace.

Un nombre hallucinant de pages existent donc. Il n’y a aujourd’hui plus aucun intérêt de se mettre dessus. Il n’y a d’ailleurs plus aucun intérêt à continuer à être dessus. Si ce n’est perdre son temps pour se retrouver noyer dans une masse qui n’a vraiment plus d’écho à caractère pro ou semi pro…

Les réseaux Sociaux :

Aujourd’hui, un artiste qui souhaite se présenter sur le web à tout intérêt à jouer la carte de la différenciation, vu le nombre de personnes qui essayent, en utilisant l’ensemble des outils disponibles actuellement qui fonctionnent ensemble et s’articulent de manière synergique.
Je pense par exemple à un blog personnalisé, alimenté d’un flux RSS dédié aux créations, accompagné d’une page Facebook équipée du flux du blog, d’un groupe Facebook animé, d’un Flick R si l’on est sur de la photo, et pourquoi pas d’un Twitter !

Il faut un point d’entrée, le blog, puis un réseau de diffusion venant compléter.

Le facteur temps :

Qu’on le veuille ou non et même avec réseau solide, émerger et s’installer sur le net prend du temps. Entre les remontées en référencement naturel, le temps que le buzz démarre (même si après il peu se rependre très vite) et l’installation dans la durée de l’action jusqu’à pourquoi pas, un retour journalistique.
Bien que podcaster une vidéo ne prenne que quelques minutes et que les chiffres de VU peuvent grimper de façon exponentiel en un temps record, il n’en reste pas moins que même sur le web, un certain temps est nécessaire pour sortir du lot.
Et puis s’occuper de tout ça prend du temps mine de rien. Ce n’est pas parce que c’est du web que ça se fait en 3 clics.
Donc patience tout vient à point à qui sait attendre…

Le plaisir :

La démarche aussi sérieuse puisse-t-elle être, est avant tout de s’amuser. De se montrer, oui, mais sans se prendre tant au sérieux que ça. Le risque est d’ailleurs d’être plus ridicule qu’autre chose.
Ensuite, ne pas s’arrêter parce qu’au bout de trois mois vous n’avez toujours que 10 personnes qui regardent vos vidéos. Repensez votre stratégie de diffusion.

La prochaine sera peut-être la bonne et puis, je ne crois pas qu’il faille se dire : « je vais publier mes photos sur internet, c’est le nouveau moyen de se faire connaître. »
Quelque par, il faut aussi jouer le jeu et accepter qu’il y est beaucoup plus probable que cela restera dans un microcosme, apportant son lot de bonheur, de conseils et de rencontres, mais que ce n’ai pas forcément le chemin vers la réussite.

Alors bien que le web soit un moyen de communication plus accessible que d’autres, dans la relation avec l’art en général, il doit me semble t-il servir de support de moyen de diffusion, mais ne peut pas remplacer un concert pour un chanteur ou un vernissage pour un photographe…

2 réflexions au sujet de « Les artistes se digitalisent ! »

  1. Yep! ^^
    Et tu sais quoi, ironie du sort! Je suis un ami de Mike et Damien, et je t’ai « connu », en tout cas ce que tu fais via le resto lorsqu’il y avait les tableaux! 🙂
    Comme quoi, le monde réel…! Il y a que ça de vrai! 🙂

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